Reste le financement du solde : sur le cas type à Belgodère, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Belgodère, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 2.41 personne(s) par logement, 63 % de propriétaires occupants, 64 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Belgodère est crédible.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Belgodère, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Amortissement à Belgodère : le poste de 3 718 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 185 925 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le solde se finance : à Belgodère, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 320 € d'économie annuelle attendue.
Dans l'ordonnancement du chantier à Belgodère, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
La logistique dépend de la densité : 835 habitants pour 346 résidences principales à Belgodère. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la remise à niveau d'un logement mis en location, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Belgodère, sur une base de 115 m² en zone H3, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 111 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 2 442 000 € à 4 995 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 371 850 € à 743 700 € sur le chiffrage retenu à Belgodère — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.