Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Beaurepaire, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté éligibilité : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Beaurepaire », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
À l'échelle intercommunale, à Beaurepaire relève de CC Entre Bièvre et Rhône. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 526 DPE pour 1 000 résidences principales à Beaurepaire (1 168 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 251 200 € à 4 502 400 € à Beaurepaire, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Beaurepaire compte 5 010 habitants et 2 222 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Statut d'occupation à Beaurepaire : 1 269 logements occupés par leur propriétaire, soit 57 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1c applicable à Beaurepaire correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Beaurepaire suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 22 512 000 € revient à 1 125 600 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.