Ce que ces chiffres disent du potentiel : 1 702 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 69 % du parc, environ 1 344 logements occupés par leur propriétaire, 389 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Bassens, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Bassens sur un logement de 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Qui décide, et donc qui finance : 54 % de propriétaires occupants à Bassens, soit environ 1 344 logements. Pour l'isolation par l'intérieur, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le choix du scénario change l'assiette : à Bassens, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'ITI chiffré autour de 10 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Bassens, en zone H1c, cela ramène 3 142 à 5 760 kWh par an, valorisés 337 € à 619 € au tarif conventionnel 2026.
Calendrier administratif à Bassens : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager l'isolation par l'intérieur avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
La structure énergétique locale (67 % gaz, 1 % fioul, 9 % réseau de chaleur à Bassens) explique pourquoi l'isolation par l'intérieur n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Énergie de chauffage en place : 69 % du parc reste au gaz ou au fioul à Bassens, soit près de 1 702 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation par l'intérieur, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Exigence opposable à Bassens : R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation par l'intérieur qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.