Reste la question du taux applicable : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Bartenheim », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève un rattachement intercommunal à CA Saint-Louis Agglomération, 4 211 habitants, 502 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Bartenheim est crédible.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Bartenheim, le gaz couvre 58 % du parc, le fioul 9 %, l'électricité 30 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 120 550 € à 4 241 100 € sur le chiffrage retenu à Bartenheim — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Guichet compétent : CA Saint-Louis Agglomération, dont dépend le territoire à Bartenheim. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 207 logements à Bartenheim sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 67 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Une moyenne de 2.32 personne(s) par logement à Bartenheim : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la remise à niveau d'un logement mis en location avec le reste du bouquet.
Le choix du scénario change l'assiette : à Bartenheim, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 21 205 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Bartenheim suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 21 205 500 € revient à 1 060 275 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.