Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève environ 3 457 logements chauffés au gaz ou au fioul, 3 913 diagnostics publiés par l'ADEME, 62 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Barentin est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Barentin, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 3 913 DPE publiés par l'ADEME à Barentin, soit 721 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Barentin, la sortie de passoire en absorbe environ 12761 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Le parc local commande la faisabilité : sur 5 427 résidences principales, on estime 3 381 maisons individuelles (62 %) à Barentin. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Barentin correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 5 104 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Barentin, soit 255 225 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 510 450 € à 1 020 900 € sur le chiffrage retenu à Barentin — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Planning réaliste à Barentin : quatre à huit mois, audit compris d'intervention pour un accompagnateur agréé et un groupement RGE sur la sortie d'une étiquette F ou G. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.