Le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local à Bain-de-Bretagne. On relève 3 387 résidences principales recensées, 1 185 diagnostics publiés par l'ADEME, 67 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Bain-de-Bretagne est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Mix de chauffage à Bain-de-Bretagne : 57 % d'électricité, 32 % de gaz, 5 % de fioul, 4 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de un scénario de gain de classes, de deux à quatre : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Bain-de-Bretagne, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 460 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Bain-de-Bretagne. Le saut de classes pesant environ 66 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, un scénario de gain de classes, de deux à quatre à Bain-de-Bretagne suppose un calcul 3CL-DPE avant et après travaux par le même opérateur maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 66 000 € revient à 3 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
La part de propriétaires occupants — 67 % à Bain-de-Bretagne — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre, soit environ 2 276 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Situer le projet dans son département : à Bain-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Combien de logements concernés ? À Bain-de-Bretagne, 1 253 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (37 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que un scénario de gain de classes, de deux à quatre produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.