Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données d'Avignon le montrent nettement. On relève 92 188 habitants, 43 912 résidences principales recensées, 2.10 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Avignon est crédible.
La lecture du parc complète l'analyse : environ 15 852 logements occupés par leur propriétaire, 16 599 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 38 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de CA du Grand Avignon (COGA). Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Avignon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Avignon, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de un programme voté en assemblée générale et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La part de propriétaires occupants — 36 % à Avignon — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 15 852 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur le cas type retenu à Avignon — 105 m² en zone H3 — un programme voté en assemblée générale porte sur environ 2 144 lot principal. Au prix de marché observé, 9 000 à 24 000 € par lot principal, le poste ressort entre 19 296 000 € et 51 456 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la facture, ce poste vaut 772 € à 1 214 € par an à Avignon : un programme voté en assemblée générale couvre 35 à 55 % des consommations, soit 11 300 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Avignon, le gaz couvre 36 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 57 %. Un programme voté en assemblée générale s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Trois pièces décident du versement à Avignon : le devis portant un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle, l'attestation RGE de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et la levée des réserves lot par lot. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 16 599 logements à Avignon sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 38 % du parc. Pour un programme voté en assemblée générale, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.