Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Auxonne, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données d'Auxonne le montrent nettement. On relève 7 581 habitants, un rattachement intercommunal à CC Auxonne Pontailler Val de Saône, 3 386 résidences principales recensées, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Auxonne est crédible.
Dans l'ordonnancement du chantier à Auxonne, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
La structure énergétique locale (57 % gaz, 2 % fioul, 13 % réseau de chaleur à Auxonne) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Sur le cas type retenu à Auxonne — 110 m² en zone H1c — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 913 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 20 086 000 € et 41 085 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Auxonne suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 30 585 500 € revient à 1 529 275 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le choix du scénario change l'assiette : à Auxonne, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 30 585 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Auxonne, le logement loué en absorbe environ 76464 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Auxonne, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.