À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 780 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 36 424 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 43 % du parc, de l'ordre de 19 135 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Angers, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Angers, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La structure énergétique locale (43 % gaz, 0 % fioul, 22 % réseau de chaleur à Angers) explique pourquoi l'isolation du plancher bas n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Angers correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'isolation du plancher bas rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Angers, en zone H2b, cela ramène 1 578 à 2 705 kWh par an, valorisés 169 € à 291 € au tarif conventionnel 2026.
La logistique dépend de la densité : 159 022 habitants pour 83 927 résidences principales à Angers. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation du plancher bas, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Angers : que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé figure au devis, que un isolateur intervenant en sous-sol soit qualifié RGE à la date de signature, et que le contrôle de continuité en périphérie soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
La part de propriétaires occupants — 32 % à Angers — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 27 192 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'écart entre profils est considérable à Angers : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.