Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : environ 6 527 logements occupés par leur propriétaire, 722 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 8 632 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 41 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Alfortville, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Alfortville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le cas type retenu à Alfortville — 105 m² en zone H1a — le traitement complet de l'enveloppe d'une maison porte sur environ 273 m² de surface déperditive. Au prix de marché observé, 180 à 320 € par m² de surface déperditive, le poste ressort entre 49 140 € et 87 360 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Même projet, aides très différentes : sur le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Alfortville, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 722 DPE pour 1 000 résidences principales à Alfortville (15 355 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et donc la date de démarrage possible pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison à Alfortville, élargir la consultation à l'ensemble du département (Val-de-Marne) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
L'écueil le plus coûteux reste le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 6 825 € à 13 650 € sur le chiffrage retenu à Alfortville — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Trois pièces décident du versement à Alfortville : le devis portant un métré contradictoire des quatre parois déperditives, l'attestation RGE de une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE et la note de dimensionnement postérieure à l'isolation. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison. À Alfortville, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.