Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données d'Albertville le montrent nettement. On relève 19 978 habitants, 23 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CA Arlysère, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Albertville est crédible.
Nous raisonnons à Albertville sur un logement de 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour un programme voté en assemblée générale à Albertville est un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Point de vigilance financier à Albertville : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 607 200 € à 1 214 400 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le choix du scénario change l'assiette : à Albertville, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 6 072 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Albertville est rattachée à CA Arlysère. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de un programme voté en assemblée générale et signalent les dispositifs locaux cumulables.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de un programme voté en assemblée générale. À Albertville, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Trésorerie du projet à Albertville : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le programme collectif participe.
La structure énergétique locale (31 % gaz, 3 % fioul, 23 % réseau de chaleur à Albertville) explique pourquoi un programme voté en assemblée générale n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.