Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Aix-en-Provence, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Aix-en-Provence autour de 59 680 logements, soit 79 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Environ 24 791 logements à Aix-en-Provence restent chauffés par une énergie fossile (33 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
15 % des logements diagnostiqués à Aix-en-Provence sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 61 % à Aix-en-Provence (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est VMC collective : remise à niveau des colonnes, qualité d'air après isolation, appliquée au parc à Aix-en-Provence et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.