à Aimargues, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève environ 437 logements chauffés au gaz ou au fioul, 5 705 habitants, 2 373 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Aimargues est crédible.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 300 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 437 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 18 % du parc, de l'ordre de 1 929 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Aimargues, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Aimargues : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Sur le cas type retenu à Aimargues — 115 m² en zone H2c — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 871 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 19 162 000 € et 39 195 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Planning réaliste à Aimargues : cinq à neuf mois d'intervention pour un opérateur agréé par l'Anah sur la remise à niveau d'un logement mis en location. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Aimargues, la part de maisons atteint 81 % du parc (1 929 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Aimargues, le gaz couvre 16 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 77 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Trésorerie du projet à Aimargues : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Aimargues suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 29 178 500 € revient à 1 458 925 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.