Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Vénissieux, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Vénissieux autour de 23 559 logements, soit 86 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 36 % à Vénissieux — de l'ordre de 9 882 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
52 % des logements diagnostiqués à Vénissieux sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 68 % à Vénissieux (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est remplacement de la chaufferie collective gaz/fioul par une PAC air-eau collective ou un raccordement RCU, appliquée au parc à Vénissieux et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.