Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Troyes, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1b. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 26 007 logements collectifs à Troyes (78 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 50 % à Troyes — de l'ordre de 16 607 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
13 % des logements diagnostiqués à Troyes sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 70 % à Troyes (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est parc social : programmation pluriannuelle, financements bailleurs, décence énergétique, appliquée au parc à Troyes et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.