Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Tours, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1b. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 62 368 logements collectifs à Tours (80 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 40 % du parc à Tours, soit environ 31 106 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
32 % des logements diagnostiqués à Tours sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 68 % à Tours (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est immeuble dont les lots sont classés F ou G : calendrier d'interdiction de location, appliquée au parc à Tours et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.