Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Salon-de-Provence, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Salon-de-Provence autour de 12 645 logements, soit 63 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 38 % à Salon-de-Provence — de l'ordre de 7 757 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
7 % des logements diagnostiqués à Salon-de-Provence sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 51 % à Salon-de-Provence (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est immeuble de rapport détenu par un bailleur privé : rendement, calendrier locatif, appliquée au parc à Salon-de-Provence et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.