Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Saint-Jacques-de-la-Lande, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H2a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 4 925 logements collectifs à Saint-Jacques-de-la-Lande, soit 74 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
Environ 5 226 logements à Saint-Jacques-de-la-Lande restent chauffés par une énergie fossile (78 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
4 % des logements diagnostiqués à Saint-Jacques-de-la-Lande sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 53 % de bailleurs dans le parc à Saint-Jacques-de-la-Lande, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est parc social : programmation pluriannuelle, financements bailleurs, décence énergétique, appliquée au parc à Saint-Jacques-de-la-Lande et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.