Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Saint-Germain-en-Laye, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Saint-Germain-en-Laye autour de 15 730 logements, soit 80 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 41 % du parc à Saint-Germain-en-Laye, soit environ 8 152 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
26 % des logements diagnostiqués à Saint-Germain-en-Laye sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 53 % de bailleurs dans le parc à Saint-Germain-en-Laye, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est remplacement de la chaufferie collective gaz/fioul par une PAC air-eau collective ou un raccordement RCU, appliquée au parc à Saint-Germain-en-Laye et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.