Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Saint-Étienne, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 75 937 logements collectifs à Saint-Étienne (88 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 61 % du parc à Saint-Étienne, soit environ 52 552 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 10 % des DPE à Saint-Étienne — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 60 % de bailleurs dans le parc à Saint-Étienne, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
Cette page traite immeuble dont les lots sont classés F ou G : calendrier d'interdiction de location : l'angle est resserré volontairement, pour éviter de rejouer à Saint-Étienne un guide national déjà disponible sur le pilier.