Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Roquebrune-Cap-Martin, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Roquebrune-Cap-Martin autour de 5 378 logements, soit 84 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Environ 2 316 logements à Roquebrune-Cap-Martin restent chauffés par une énergie fossile (36 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
La présence d'un réseau de chaleur — 0 % des DPE à Roquebrune-Cap-Martin — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 45 % de bailleurs dans le parc à Roquebrune-Cap-Martin, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Roquebrune-Cap-Martin et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.