Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Quimper, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H2a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Quimper autour de 17 973 logements, soit 52 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 61 % du parc à Quimper, soit environ 21 090 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
1 % des logements diagnostiqués à Quimper sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 45 % à Quimper (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est isolation de toiture-terrasse d'immeuble : étanchéité, acrotères, dernier étage, appliquée au parc à Quimper et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.