Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Noisy-le-Grand, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 22 330 logements collectifs à Noisy-le-Grand (77 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 47 % à Noisy-le-Grand — de l'ordre de 13 607 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
7 % des logements diagnostiqués à Noisy-le-Grand sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 50 % à Noisy-le-Grand (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à Noisy-le-Grand et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.