Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Montreuil, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Montreuil autour de 42 010 logements, soit 86 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 47 % du parc à Montreuil, soit environ 23 241 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
19 % des logements diagnostiqués à Montreuil sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 64 % de bailleurs dans le parc à Montreuil, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est immeuble dont les lots sont classés F ou G : calendrier d'interdiction de location, appliquée au parc à Montreuil et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.