Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Montigny-lès-Cormeilles, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 4 405 logements collectifs à Montigny-lès-Cormeilles (57 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 78 % à Montigny-lès-Cormeilles — de l'ordre de 6 054 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
7 % des logements diagnostiqués à Montigny-lès-Cormeilles sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 46 % à Montigny-lès-Cormeilles (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à Montigny-lès-Cormeilles et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.