Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Montigny-le-Bretonneux, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 10 101 logements collectifs à Montigny-le-Bretonneux (71 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 41 % à Montigny-le-Bretonneux — de l'ordre de 5 909 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
4 % des logements diagnostiqués à Montigny-le-Bretonneux sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 44 % à Montigny-le-Bretonneux (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est parc social : programmation pluriannuelle, financements bailleurs, décence énergétique, appliquée au parc à Montigny-le-Bretonneux et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.