Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Marseille 5e arrondissement, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Marseille 5e arrondissement autour de 26 017 logements, soit 97 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 29 % à Marseille 5e arrondissement — de l'ordre de 7 698 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 0 % des DPE à Marseille 5e arrondissement — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
La part de propriétaires bailleurs approche 66 % à Marseille 5e arrondissement (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à Marseille 5e arrondissement et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.