Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Marseille 4e arrondissement, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 24 636 logements collectifs à Marseille 4e arrondissement, soit 94 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 39 % à Marseille 4e arrondissement — de l'ordre de 10 184 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 1 % des DPE à Marseille 4e arrondissement — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
La part de propriétaires bailleurs approche 59 % à Marseille 4e arrondissement (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Marseille 4e arrondissement et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.