Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Marseille 3e arrondissement, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Marseille 3e arrondissement autour de 24 053 logements, soit 97 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 32 % à Marseille 3e arrondissement — de l'ordre de 8 042 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
5 % des logements diagnostiqués à Marseille 3e arrondissement sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 82 % de bailleurs dans le parc à Marseille 3e arrondissement, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Marseille 3e arrondissement et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.