Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Marseille 13e arrondissement, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Marseille 13e arrondissement autour de 30 764 logements, soit 76 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 55 % à Marseille 13e arrondissement — de l'ordre de 22 252 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 10 % des DPE à Marseille 13e arrondissement — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
La part de propriétaires bailleurs approche 54 % à Marseille 13e arrondissement (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est VMC collective : remise à niveau des colonnes, qualité d'air après isolation, appliquée au parc à Marseille 13e arrondissement et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.