Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Lunel, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H2c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 4 915 logements collectifs à Lunel, soit 42 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 31 % à Lunel — de l'ordre de 3 648 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
Avec près de 45 % de bailleurs dans le parc à Lunel, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est immeuble de rapport détenu par un bailleur privé : rendement, calendrier locatif, appliquée au parc à Lunel et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.