Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Lille, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 101 649 logements collectifs à Lille, soit 79 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
Environ 55 188 logements à Lille restent chauffés par une énergie fossile (43 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
La présence d'un réseau de chaleur — 6 % des DPE à Lille — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 72 % de bailleurs dans le parc à Lille, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
Cette page traite immeuble dont les lots sont classés F ou G : calendrier d'interdiction de location : l'angle est resserré volontairement, pour éviter de rejouer à Lille un guide national déjà disponible sur le pilier.