Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Levallois-Perret, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Levallois-Perret autour de 32 742 logements, soit 99 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Environ 8 804 logements à Levallois-Perret restent chauffés par une énergie fossile (27 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
La présence d'un réseau de chaleur — 28 % des DPE à Levallois-Perret — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 62 % de bailleurs dans le parc à Levallois-Perret, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est parc social : programmation pluriannuelle, financements bailleurs, décence énergétique, appliquée au parc à Levallois-Perret et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.