Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Le Plessis-Belleville, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 811 logements collectifs à Le Plessis-Belleville (48 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 47 % à Le Plessis-Belleville — de l'ordre de 798 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 11 % des DPE à Le Plessis-Belleville — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 45 % de bailleurs dans le parc à Le Plessis-Belleville, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Le Plessis-Belleville et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.