Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à La Chapelle-Saint-Luc, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1b. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 3 377 logements collectifs à La Chapelle-Saint-Luc, soit 64 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 48 % à La Chapelle-Saint-Luc — de l'ordre de 2 542 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
38 % des logements diagnostiqués à La Chapelle-Saint-Luc sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 64 % de bailleurs dans le parc à La Chapelle-Saint-Luc, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à La Chapelle-Saint-Luc et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.