Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Guingamp, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H2a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Guingamp autour de 2 612 logements, soit 63 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 37 % du parc à Guingamp, soit environ 1 552 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 15 % des DPE à Guingamp — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 67 % de bailleurs dans le parc à Guingamp, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Guingamp et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.