Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Grenoble, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H1c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Grenoble autour de 81 059 logements, soit 97 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 34 % à Grenoble — de l'ordre de 28 584 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
25 % des logements diagnostiqués à Grenoble sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 64 % à Grenoble (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Grenoble et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.