Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Gap, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Gap autour de 13 419 logements, soit 65 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Environ 11 928 logements à Gap restent chauffés par une énergie fossile (58 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
Avec près de 48 % de bailleurs dans le parc à Gap, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est copropriété fragile ou en difficulté : Plan Initiative Copropriétés, bonus ANAH, appliquée au parc à Gap et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.