Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Gaillon, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 1 615 logements collectifs à Gaillon, soit 52 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 56 % à Gaillon — de l'ordre de 1 753 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
1 % des logements diagnostiqués à Gaillon sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 61 % de bailleurs dans le parc à Gaillon, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à Gaillon et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.