Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Fos-sur-Mer, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 1 906 logements collectifs à Fos-sur-Mer (29 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Environ 3 269 logements à Fos-sur-Mer restent chauffés par une énergie fossile (49 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
1 % des logements diagnostiqués à Fos-sur-Mer sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 37 % de bailleurs dans le parc à Fos-sur-Mer, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à Fos-sur-Mer et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.