Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Fontainebleau, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 5 920 logements collectifs à Fontainebleau, soit 74 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 48 % à Fontainebleau — de l'ordre de 3 800 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
8 % des logements diagnostiqués à Fontainebleau sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 58 % de bailleurs dans le parc à Fontainebleau, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est immeuble de rapport détenu par un bailleur privé : rendement, calendrier locatif, appliquée au parc à Fontainebleau et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.