Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Fontaine-lès-Dijon, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Fontaine-lès-Dijon autour de 1 999 logements, soit 45 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 60 % du parc à Fontaine-lès-Dijon, soit environ 2 636 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
17 % des logements diagnostiqués à Fontaine-lès-Dijon sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 28 % de bailleurs dans le parc à Fontaine-lès-Dijon, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Fontaine-lès-Dijon et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.