Le diagnostic de départ à Creil tient en deux faits : un bâti collectif de type reconstruction et grands ensembles (1949-1974) et une zone climatique H1a. Toute la hiérarchie des travaux votés en assemblée générale en découle.
Avec de l'ordre de 11 196 logements collectifs à Creil (86 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 25 % du parc à Creil, soit environ 3 199 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 57 % des DPE à Creil — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 80 % de bailleurs dans le parc à Creil, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est isolation de toiture-terrasse d'immeuble : étanchéité, acrotères, dernier étage, appliquée au parc à Creil et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.