Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Conflans-Sainte-Honorine, le bâti est dominé par le petit collectif récent (après 1990) et immeubles de centre-bourg, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 6 816 logements collectifs à Conflans-Sainte-Honorine (47 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
Les DPE ADEME situent la part d'énergie fossile à 63 % du parc à Conflans-Sainte-Honorine, soit environ 9 084 logements encore chauffés au gaz ou au fioul. Une chaufferie collective de ce type est le premier poste d'économies d'un vote d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 8 % des DPE à Conflans-Sainte-Honorine — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 40 % de bailleurs dans le parc à Conflans-Sainte-Honorine, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est parc social : programmation pluriannuelle, financements bailleurs, décence énergétique, appliquée au parc à Conflans-Sainte-Honorine et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.