Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Chatou, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1a. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 9 158 logements collectifs à Chatou (71 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 47 % à Chatou — de l'ordre de 6 015 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
31 % des logements diagnostiqués à Chatou sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 39 % de bailleurs dans le parc à Chatou, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est immeuble de rapport détenu par un bailleur privé : rendement, calendrier locatif, appliquée au parc à Chatou et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.