Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Bonneville, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 3 948 logements collectifs à Bonneville, soit 69 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 57 % à Bonneville — de l'ordre de 3 274 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
12 % des logements diagnostiqués à Bonneville sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 52 % à Bonneville (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est rénovation globale votée en assemblée générale : gouvernance, quorum, calendrier, appliquée au parc à Bonneville et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.