Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Bastia, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Le parc concerné représente environ 19 075 logements collectifs à Bastia, soit 91 % des résidences principales recensées par l'INSEE. À cette échelle, une seule décision d'assemblée générale engage plusieurs dizaines de foyers à la fois.
Environ 9 412 logements à Bastia restent chauffés par une énergie fossile (45 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
La présence d'un réseau de chaleur — 1 % des DPE à Bastia — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
Avec près de 59 % de bailleurs dans le parc à Bastia, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
Cette page traite remplacement de la chaufferie collective gaz/fioul par une PAC air-eau collective ou un raccordement RCU : l'angle est resserré volontairement, pour éviter de rejouer à Bastia un guide national déjà disponible sur le pilier.