Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Antibes, le bâti est dominé par le reconstruction et grands ensembles (1949-1974), en zone climatique H3. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Avec de l'ordre de 32 682 logements collectifs à Antibes (83 % des résidences principales, INSEE), le levier de rénovation est collectif par nature : le gain énergétique se joue immeuble par immeuble, pas appartement par appartement.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 44 % à Antibes — de l'ordre de 17 383 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
La présence d'un réseau de chaleur — 0 % des DPE à Antibes — change l'arbitrage : le poste production étant déjà largement décarboné, le gain se cherche du côté de l'isolation, de l'équilibrage et de la ventilation.
La part de propriétaires bailleurs approche 45 % à Antibes (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est VMC collective : remise à niveau des colonnes, qualité d'air après isolation, appliquée au parc à Antibes et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.