Une VMC simple flux repose, en tertiaire comme en logement, sur le même principe physique : extraire mécaniquement l'air vicié des locaux et le rejeter à l'extérieur, tandis que l'air neuf entre par des entrées d'air ou des ouvrants dédiés. Mais tout, ensuite, diffère. Le dimensionnement ne part pas d'un nombre de pièces principales, mais d'un effectif présent, d'une activité déclarée et, le cas échéant, du classement en type et en catégorie d'un établissement recevant du public. Les textes applicables ne sont plus ceux de l'aération des logements, mais ceux du Code du travail, du règlement sanitaire départemental et, pour certains établissements, de réglementations sectorielles spécifiques.
Cette différence de cadre a une conséquence directe sur la méthode : un dimensionnement tertiaire commence toujours par l'identification précise de l'usage de chaque local — bureau, salle de réunion, sanitaire, cuisine, chambre d'hôtel, salle de classe, chambre de soins — avant même de parler de débit ou de matériel. Un même bâtiment peut ainsi héberger plusieurs régimes de ventilation distincts, chacun répondant à un texte différent, ce qu'une lecture rapide et généraliste manque presque systématiquement.
Une obligation de moyens et de résultat
Contrairement à une idée répandue, la ventilation d'un bâtiment tertiaire n'est pas un choix de confort laissé à l'appréciation de l'exploitant. Les débits minimaux d'air neuf constituent une obligation réglementaire opposable, et leur non-respect expose l'exploitant en cas de contrôle ou de sinistre, quelle que soit la satisfaction apparente des occupants. La conformité se prouve par la mesure, pas par le ressenti.