Avant tout barème, un projet collectif se juge sur le parc réel : à Valleiry, le bâti est dominé par le collectif d'après-guerre et années 1970-1990, en zone climatique H1c. Ces deux paramètres commandent l'ordre des travaux bien plus que la sensibilité des copropriétaires.
Les données INSEE situent le parc collectif à Valleiry autour de 1 415 logements, soit 61 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
Environ 472 logements à Valleiry restent chauffés par une énergie fossile (20 % du parc d'après les DPE ADEME). La sortie de chaudière collective y pèse plus lourd, en euros comme en classes gagnées, que n'importe quel geste d'enveloppe pris seul.
1 % des logements diagnostiqués à Valleiry sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
La part de propriétaires bailleurs approche 42 % à Valleiry (INSEE). Un tel équilibre pèse sur le vote : les bailleurs raisonnent en décence énergétique et en calendrier locatif, les occupants en charges immédiates.
L'entrée retenue ici est panorama complet de la rénovation globale d'un immeuble d'habitation, appliquée au parc à Valleiry et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.